Edito de la semaine

PALABRES SOUS L’ARBRE DE LA CONNAISSANCE.
16-MÉSESTIME DE L’HUMANITÉ

Au terme de ces tours de piste préparatoires à l’élection présidentielle, l’enfant du peuple, que je suis, est agacé par la mésestime dans laquelle les protecteurs du peuple tiennent l’humanité. 

Mépris, rancœurs et pessimisme sourdent de la plupart des discours. Selon le distillat que l’on peut en faire, l’humanité se partagerait en deux catégories irréconciliables. D’un côté ceux qui ne sont bons qu’à exploiter leurs semblables et qu’il faut impitoyablement matraquer. De l’autre ceux qui ne sont bons qu’à être exploités et qu’il faut pitoyablement mettre en curatelle.

Finalement les discours ont l’effet inverse de celui qui est attendu. Les uns se mettent en position défensive en attendant des jours meilleurs. Les autres attendent qu’on les protège du pire faute de recevoir le meilleur.

Chacun voit croître et se multiplier la médiocrité dans laquelle nous entraîne cette asthénie attentiste. Mais nul ne mesure bien les efforts à consentir pour enfin en sortir.

Il manque sans doute aux docteurs de la foi politique de savoir porter un regard clinique sur les maux de la société et d’abord sur eux-mêmes.

Cependant que certains se préoccupent d’abord d’asseoir leur position, des âmes généreuses s’épuisent à chercher des thérapies universelles, des cliniciens amateurs frais-sortis des urnes prétendent infliger des médications partielles au corps social tout entier. Citoyens, dirigeants et médias s’agitent, se mirent et s’entre-miment aux sommets d’un triangle réfléchissant. Nul n’apprend aux autres à ne porter la main que là où ce serait nécessaire, utile et possible. Et finalement le citoyen-souverain n’est maître en aucune des officines censées le servir.

Sans trop forcer le trait nous pouvons dire que nous sommes asservis à ce slogan politique, implicite mais bien réel et antidémocratique : « Je sais tout, je suis omnipotent, votez pour moi, dormez en paix, je pourvoirai à tout. »

De bonnes âmes dirigeantes se lamentent sur les inégalités sociales, regrettent que les différences culturelles se perpétuent et en quelque sorte se cultivent en famille. Le réalisme devrait leur commander de se réjouir que les familles assument ainsi une large part de la mission politique qui consiste à éduquer et à élever le peuple.

De bonnes âmes dirigeantes se lamentent sur les inégalités sociales, regrettent que les différences culturelles se perpétuent et en quelque sorte se cultivent en famille. Le réalisme devrait leur commander de se réjouir que les familles assument ainsi une large part de la mission politique qui consiste à éduquer et à élever le peuple.
L’intérêt de la société est d’avoir foi en l’homme, de demander à chaque individu de prendre en main son destin, de considérer que la famille est le premier niveau de la solidarité et de la promotion sociale, de ne tolérer de gouvernance institutionnelle qu’à titre supplétif lorsque l’individu et la famille ne savent ou ne peuvent faire face à leurs obligations.

Il apparaît que nous avons laissé des hommes politiques, alternativement de droite et de gauche, également présomptueux et autoritaires, établir et conduire au chaos un système d’ingérence collective fonctionnant à contresens et à contretemps.

Une nouvelle génération d’utopistes nous propose non seulement de persister dans la même veine mais d’aller plus résolument encore dans la voie du déclin général désormai banni du vocabulaire.

Qu’il s’agisse de résoudre les problèmes économiques, sociétaux ou sécuritaires on ne nous propose guère que des mesures marquées par la mésestimation des capacités de l’individu et de l’action familiale, entachées de surestimation des possibilités de l’action collective.

Avec des méthodes dans le droit-fil de celles des régimes totalitaires de triste mémoire, l’entreprise de démolition commence par la mainmise sur la jeunesse. On soumet de fait les jeunes gens d’aujourd’hui à un régime de communication qui les conduira à la schizophrénie. Par l’oreille droite ils reçoivent de leur famille le message de consentir les efforts par lesquels ils seront formés, diplômés, et trouveront un emploi. Par l’oreille gauche ils reçoivent des apprentis sorciers le message annonciateur de la fin du travail et de l’emploi ainsi que de l’avènement à terme du tranquillisant salaire universel. Il y aurait sans doute mieux à faire pour mobiliser les énergies !

Par naïveté on a voulu croire que la mixité sociale, scolaire et géographique permettrait d’éradiquer les inégalités économiques et culturelles. C’était oublier qu’on ne peut s’affranchir du temps nécessaire pour financer et construire des logements, susciter des transferts de population, transmettre et assimiler des savoirs et des coutumes.

Des esprits doctrinaires voudraient nous faire accroire que tous les individus sont égaux en intelligence et que les meilleurs éléments travaillent mieux encore dans la mixité des niveaux. C’est oublier que tout est relatif et dénier la réalité des pratiques des notations dans les classe hétérogènes qui font glisser, vers le haut notes et appréciations, et vers le bas les niveaux. C’est ignorer ce vieil adage que me servit un jour un vieil instituteur pour tempérer mon autosatisfaction : « Au pays des aveugles, les borgnes sont rois. »
Notre système d’enseignement et de formation est à la fois l’exemple, le prototype et la cause des dysfonctionnements de la société tout entière.

Il ne faut jamais désespérer des hommes. Il faut donner à chacun sa chance et ouvrir des passerelles.

Mais ce n’est pas par des omnibus qu’on peut faire des transports express.

Non, non, non, le travail n’est pas mort, il se débande encor’. ( Air connu.)

Pierre Auguste 
Le 29 mars 2017

 

Fiche conseil n7 Une demande n’est pas importante si on ne revient pas dessus au moins 3 fois

 tropLe président d’une entreprise que je conseillais, m’a dit un jour, alors que je repartais à la charge sur un questionnement :
« …Ha, ça fait plusieurs fois que tu me parles de ce problème, avançons dessus si tu veux… »

Alors que je l’interrogeais sur cette petite phrase, il m’expliquait qu’il était tellement assailli par des demandes provenant de toutes parts, qu’il avait pris l’habitude de ne pas considérer comme importante, toute demande d’action qui n’était formulée qu’une seule fois par son interlocuteur. Il estimait que le sujet n’était considéré comme important que si ceux-ci revenaient 3 fois sur le sujet. Cette sage habitude lui évitait de partir ventre à terre dans toutes les directions divergentes qui lui étaient pointées par la grande quantité d'intérêts de ses interlocuteurs...

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A la recherche d'informations supplémentaires

informationDans toute vente, négociation ou autre discussion il y a un moment où l’autre partie ne partage pas autant les informations dont nous aurions besoin afin de pouvoir avancer.

Souvent, nous nous trouvons à mitrailler l’autre de questions comme : « De combien de produits auriez vous besoin ? », « Quand est-ce que vous en auriez besoin ? », « Où faut-il les livrer ? » et « Comment faut-il les emballer ? ». Il y a des acheteurs qui vous donnent ces informations au compte-goutte – vous avez l’impression de leur extirper les informations sous la torture...

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Le point sur la période d'essai

essaiLa période d'essai permet à l'employeur d'évaluer les compétences du salarié dans son travail, notamment au regard de son expérience, et au salarié d'apprécier si les fonctions occupées lui conviennent.

Sa durée varie en fonction du type de contrat et de la catégorie professionnelle du salarié.

Elle peut être renouvelée, sous conditions, et rompue dans le respect des règles spécifiques prévues par la loi.

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Fiche conseil n6 Comment dire quelque chose qui ne fait pas plaisir à son chef ?

chef.jpg

Ancien consultant en organisation, j’ai eu à expérimenter la nécessité de dire à des chefs d’entreprises, des choses pas très agréables à entendre.

 

Le consultant est en général là parce que des choses ne vont pas très bien. Il se retrouve inévitablement, à un moment ou à un autre, à devoir dévoiler au chef tous les aspects d'une situation. Comme le chef en est rarement étranger, celui-ci n’est pas toujours prêt à entendre ses propres responsabilités d’où fréquemment tout découle. La situation est souvent d’autant plus complexe que le problème est rarement isolé et nécessite le dévoilement de plusieurs "mauvaises nouvelles". Masquer la réalité est une faute professionnelle. La montrer brutalement peut conduire celui qui tient le thermomètre en dehors du jeu...

 

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Le risque de diluer votre argument fort

maison.jpgVoici un conseil qui s’applique à la négociation ainsi qu’à la vente, et  qui est en plus vrai dans toutes les situations de la vie courante. Nous avons naturellement tendance à vouloir nous justifier et surtout à remplir les vides qui marquent la fin de nos explications.

Je m’explique. Je rentre à la maison d’un voyage d’affaires de trois jours et je n’ai qu’une envie – d’enlever les talons, le petit tailleur et de mettre les pieds sous la table et de me détendre dans le cercle familial pour la soirée. Or, en arrivant à la maison mon époux me propose de sortir au restaurant avec des amis de longue date...

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Le point sur la clause de non concurrence

choix.jpgLa clause de non-concurrence est celle par laquelle le salarié s'interdit, lors de son départ de l'entreprise, d'exercer certaines activités susceptibles de nuire à son ancien employeur.

Elle est insérée dans le contrat de travail ou imposée par la convention collective dès lors que le contrat de travail y fait référence.

 

Pour être valable et opposable au salarié, une clause de non-concurrence doit être limitée dans le temps, dans l'espace et prévoir une contrepartie financière. La clause de non-concurrence a été définie par la jurisprudence :

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Fiche conseil n5 Apprendre à gérer le risque : approche des cindyniques

cindyniqueLa cindynique est une approche globale de la gestion des risques apparue en 1987. Elle passe par  l’analyse des causes communes des petites et grandes catastrophes afin d’en voir les points communs, d’identifier les signes qui préfigurent des accidents, de mesurer les conséquences potentielles, et de les contourner ou de les prévenir. Leur champ d’application touche autant l’individu, que toute organisation, qu’elle soit personnelle, entrepreneuriale ou gouvernementale.

Nous allons résumer ici les 10 causes communes à tous les types de catastrophes.

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Structurer les attentes de l'autre partie

attentesQue ceux qui aiment être surpris…lèvent la main !!!

(Ne rêvez pas, je ne parle pas d’un bouquet de fleurs ou d’une bague de fiançailles – on est dans la rubrique négociation ici ;-)

Rien de pire que d’apprendre un élément nouveau ou d’inattendu dans une négociation, d’être surpris par un fait, une attente ou une information.

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La rupture conventionnelle du contrat de travail

libertéLa rupture conventionnelle est une procédure qui permet à l’employeur et au salarié de convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie. Elle n’est possible que pour les contrats de travail à durée indéterminée (CDI).

Cette rupture résulte d’une convention signée par les parties au contrat, c’est-à-dire l’employeur et le salarié.

Elle est soumise aux dispositions impératives fixées par le Code du travail destinées à garantir la liberté du consentement des parties.

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Fiche conseil n4 : savoir revenir sur une mauvaise décision : la technique de Lion 1er

civilisation disparueAujourd'hui, nous allons nous appuyer sur un propos d'Alain*, tiré du tome 1 des "Propos" parus aux éditions de la Pléiade, pour illustrer la difficulté de changer d'avis.

La peur de la perte de crédibilité auprès de l'environnement et l'égo font souvent aller jusqu'au bout d'une erreur qui peut conduire à une catastrophe.

Un dirigeant d'entreprise, un chercheur d'emploi ou un dirigeant politique sont amenés à prendre des décisions. Celles ci peuvent parfois se révéler, à l'usage, mauvaises. Petites et grandes catastrophes y trouvent le plus souvent leur origine.
Le tout est de ne pas persister...

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Sous quelles conditions seriez-vous prêt à accepter ?

duelLorsque la situation est bloquée, que les choses n’avancent pas dans une négociation, je pose tout simplement cette question : “Je comprends qu’il s’agit d’un point de désaccord. Cependant, ce point est très important pour moi. Sous quelles conditions seriez-vous prêt à accepter ?”

A ce stade là, vous allez prendre connaissance des intérêts REELS de l’autre partie. Dans le cas contraire, vous vous rendrez compte que vous êtes face à un « non-non » (point non négociable).

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Le point sur le contrat de génération

solidairesLe contrat de génération a pour objectifs de faciliter l’insertion des jeunes dans l’emploi par un meilleur accès au contrat à durée indéterminée (CDI), favoriser l’embauche et le maintien dans l’emploi des salariés âgés, et assurer la transmission des savoirs et des compétences.

L’employeur est incité à embaucher des jeunes et à maintenir dans l’emploi ou recruter des seniors.

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Fiche conseil n3 : bien voir, bien comprendre, bien agir

bien voir bien comprendre bien agirL’action ne peut avoir de valeur qu’après vérification, a posteriori, de son adaptation à une problématique. Elle est le fruit d’une analyse (bien voir), d’un diagnostic (bien comprendre) puis de la mise en œuvre d’un plan d’action adapté (bien agir). Ces trois phases sont essentielles, leur non respect, une des causes des petites et des grandes crises. Combien d’entre nous passent sérieusement par ces étapes avant de se lancer dans l’action ?...

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Dire "oui" dans une négociation

dire ouiComment dire "oui" dans une négociation

Ou comment montrer de la flexibilité

Il est très rapide et trop facile d’apporter une réponse négative à l’autre partie. Cependant, cela met immédiatement un frein à votre négociation, alors que vous étiez peut-être en train de gagner du terrain, d’avancer dans le bon sens. Ce “non” vous met au point mort. Tout le monde se tourne vers vous, patate chaude à la main, et attend votre prochaine proposition. Dur à vivre, un grand moment de solitude…

Puis-je vous suggérer de dire “oui” mais sous certaines conditions ? ...

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Les risques psycho-sociaux dans l'entreprise

risquesLes risques psycho sociaux et leur prévention sont devenus une préoccupation majeure dans le domaine de la santé mentale au travail, consacrée notamment par l’entrée dans le code du travail de la réglementation relative au harcèlement moral.
La question recouvre des situations de nature différente, du stress à l’épuisement professionnel en passant par les difficultés relationnelles au sein d’un collectif de travail et la souffrance morale, jusqu’au harcèlement proprement dit. Un nombre grandissant de salariés se dit concerné.

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Fiche conseil n°2 : Prendre le temps comme allié.

tout tout de suiteTout, tout de suite…

Le maniement de la souris a accéléré le rythme des attentes d’une société consumériste déjà peu encline à la patience.

Nous les observons de nos fenêtres, tous les jours, les « lapins pressés d'Alice au pays des merveilles » de tous poils, qui expriment mal une demande mal positionnée qu’ils oublieront le lendemain alors qu’ils mettront, en désordre, de nouveaux fers au feu...

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Marchander

marchander

Je regarde sur internet, une formation à la négociation dispensée par une grande société mondialement connue. C'est un jeu de rôle dans lequel un vendeur propose son produit à un acheteur. Il démarre avec un prix de 12 mais l’acheteur lui dit que c’est beaucoup trop cher et qu’il ne peut payer que 6. Le vendeur répond promptement qu’il pourrait descendre à 10 – mais pas plus !

J'arrête de regarder.

Ce qui était annoncé comme une leçon de négociation n’était finalement qu’un banal exemple de marchandage. Le marchandage ne prend en considération qu’une seule variable. Ici le prix. Plus je gagne, plus tu perds...

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Quels recours face aux pervers narcissiques au sein de l'entreprise

pervers narcissiqueContrairement aux idées reçues les pervers narcissiques ne sévissent pas que dans les relations amoureuses ou en famille : ils peuvent également faire des victimes sur leur lieu de travail.

Les victimes, moralement affaiblies, mettent souvent longtemps avant de se rendre compte de cette manipulation affective et surtout de réaliser qu'il s'agit bien de violence, même si elle est psychologique et non physique (harcèlement, menaces, chantage, dénigrement, humiliations, isolement, culpabilisation permanente)...

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Fiche conseil n°1 : Comment mange-t-on un éléphant ?

morceaux d'éléphantsNous vous proposons ces « fiches conseils » pour renforcer votre « boite à outils ». Ce sont quelques idées simples et concrètes utilisables par chacun qui  peuvent aider demandeurs d’emplois, entreprises et gouvernants, à passer les périodes difficiles et préparer l’avenir.

Les périodes de pleine activité empêchent chacun de faire le travail de fond qui s’impose. Ceci s’applique à la maison, l’organisation personnelle, celle de l’entreprise ou des administrations.

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Négocier avec les enfants

liensAvez-vous l’impression – comme la plupart des parents – que vos enfants sont les pires négociateurs que vous n’ayez jamais eu à affronter ?!? Pourtant, ils ne sont pas formés comme vos interlocuteurs professionnels.

Vos enfants sont peut-être des négociateurs « durs en affaires ». Mais en aucun cas sont-ils des négociateurs « gagnant-gagnant ». Rappelons-nous que pour être un négociateur « gagnant-gagnant » il faut être dur sur le fond et souple sur la forme. Autrement dit, obtenir le meilleur accord possible tout en gardant ou améliorant la qualité de la relation avec l’autre partie.

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