Edito de la semaine

BONHEUR SOUS CONDITION DE RESSOURCES

Quiconque a un peu vécu sait que le cerveau est le lieu de dilection de « cet amour tendre, purement spirituel », qui pousse le politicien à vouloir faire le bonheur de l’humanité.

De quoi te plains-tu camarade ? Tu vis dans un beau pays. Certes l’argent n’y fait pas le bonheur. Mais les hommes y naissent et vivent égaux en droits. Et les politiciens y veulent faire ton bonheur.

Hélas, le malheur veut que les politiciens fassent souvent le contraire de ce qu’ils croient faire. Ils ignorent, ou ont oublié depuis longtemps, ce que Voltaire disait de lui-même : « Le matin je fais des projets, et le long du jour je fais des sottises. »

Ces étourdis ne pensent jamais à toutes les conséquences de leurs promesses et de leurs actes. L’exécution appelle leurs repentirs inspirés par la peur récurrente d’enrichir trop de monde et la volonté farouche de ne pas augmenter le coût de la pauvreté.

C’est ainsi que les bonnes œuvres sont bien vite mises sous le boisseau des conditions de ressources. C’est pourquoi les classes moyennes sont maintenues dans la médiocrité. Et c’est par là que s’étiolent les grands desseins.

Notre action politique est souvent entravée par des hésitations avant les décisions et des remises en cause en cours d’exécution. Les unes et les autres ont une cause commune. En leurs pensées préparatoires, les décideurs du pays de Descartes, qui pourtant se croient cartésiens, omettent d’appliquer le premier et le quatrième principe de la célèbre méthode de notre glorieux penseur. Pour nous épargner la confusion d’esprit dont ils sont coutumiers chacun ferait bien, comme René, « d’éviter soigneusement la précipitation et la prévention » et « de faire partout des dénombrements si entiers, et des revues si générales, que je fusse assuré de ne rien omettre. »

On pourrait constater de nombreux cas de contravention à ces règles élémentaires d’hygiène mentale. Nous prendrons pour exemple cette mesure relative à l’extension de l’assiette de la CSG qui défraie la chronique et laisse entrevoir des effets inattendus par ceux qui pourtant devraient s’attendre à tout.

L’idée est généreuse et peut paraître judicieuse de privilégier le travail et de faire contribuer les retraités à la solidarité générale.

Mais dans leur précipitation et leurs préventions, les tenanciers du pouvoir ont omis de dénombrer toutes les catégories de population qui, sous ce vocable de retraité, ont le plaisir ou la peine de faire durer leur vie en ce bas monde.

Soyons justes, ils ont eu « l’intelligence » de penser que tous les retraités ne sont pas riches et ont prévu des mesures compensatoires pour les plus démunis.

Mais la bêtise a vite émergé quand il a fallu départager pauvreté et richesse. La logique cartésienne eût exigé qu’en nos temps heureux, un « riche hors plafond de la pauvreté selon la norme » puisse se payer une maison de retraite ! C’est loin d’être le cas.

Les retraités qui paient la taxe d’habitation à leur maison de retraite avaient été oubliés de la compensation imaginée par les fiscalistes qui jouent à déplacer les taxes comme d’autres s’amusent au jeu de taquin. C’est désormais promis, ils ne seront pas lésés.

Mais les lésés comptez-vous, la liste n’est pas close.

Risquons-nous à dénombrer quelques catégories de retraités absentes des préoccupations de nos grands bienfaiteurs.

Certes il faut tenir compte de cette génération d’après guerre aisée, dynamique et nombreuse, abusivement érigée en stéréotype de la société. Elle « se l’est peut-être coulée douce » mais nombre d’entre eux n’ont pas été exempts de la maladie, des misères de l’âge, des conséquences de la crise.

Elle ne doit pas enterrer trop tôt ses aînés qui l’avaient choyée après avoir guerroyé, pâti ou grandi au temps des restrictions alimentaires, travaillé dur pour reconstruire et rétablir l’économie ruinée par la guerre.

C’est une bien curieuse idée d’appauvrir les vieux au moment où chacun a besoin de plus de ressources pour se soigner, se chauffer, assumer ses dépendances croissantes, s’épargner l’angoisse et l’humiliation de devoir faire appel à l’assistance collective.

Nombreux sont les pauvres riches officiels qui passent désormais le plus clair de leur temps à observer individuellement les carences collectives de l’organisation de la société d’assistance, dans les files d’attente des médecins, dans les hôpitaux, dans les maisons de retraite. Quand vient le temps de l’incontinence, nul ne peut leur faire prendre des vessies pour des lanternes !

Enfin, de nombreuses personnes âgées n’ont pas acquis de droits propres à une pension de retraite et sont menacées d’appauvrissement tout en restant au-dessus du seuil de la pauvreté administrative. Ce sont surtout des femmes qui appartiennent à des générations n’ayant guère connu le travail féminin. Elles sont susceptibles de n’avoir brutalement pour seul revenu qu’une pension de réversion qui se fait attendre, et doivent faire face à un fisc qui ne sait pas attendre.

Finalement, gâteau sous la cerise, au voisinage du fatidique et arbitraire seuil entre pauvreté et richesse, les « riches les plus pauvres » vont devenir plus pauvres que les « pauvres les plus riches ». Ô logique ! Ô égalité ! Ô justice ! Qu’ont-ils fait de vous ces écervelés ?

Jeunes gens qui voulez faire le bonheur de l’humanité, commencez par en recenser les malheurs. Sans répétition, mais sans omission. Et considérez les réalités, non par des statistiques malgré le poids du passé, mais en leur dynamique.

Il est clair qu’en disant cela, je sombre dans la politique qui ressemble toujours plus à une maladie mentale. Il va falloir que je songe à me faire soigner.

En attendant, je m’efforce d’être un imbécile heureux.

Pierre Auguste 
Le 18 octobre 2017

 

La clé du bonheur

bonheurVoici un postulat pour le moins surprenant. Mais bien réfléchi : la négociation est omniprésente dans notre vie, tout comme la prose que nous faisons sans le vouloir.

 
La clé du bonheur évoque peut-être pour vous le bien-être, la spiritualité ou encore une nourriture saine.

Alors faisons un petit exercice. Si vous êtes soucieux de votre bien-être, vous accordez au soin de votre corps, du temps que vous prélevez sur celui consacré au travail ou aux tâches ménagères. Ce choix est le résultat d’une « négociation interne »...

Mis à jour ( Lundi, 15 Juillet 2013 11:35 )

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Mikado : une petite illustration de la complexité

mikado enligneIl y a quelques années, je conseillais un organisme chargé de collecter les congés payés d’une branche professionnelle. Son équipe dirigeante était réunie avec son équipe opérationnelle en séminaire.
Un premier tour de table a permis de montrer que chacun subissait des contraintes de son voisin de droite et en faisait peser d’autres sur son voisin de gauche. Chaque contrainte nuisait au bon déroulement des missions individuelles et de l’institution en général.
Un deuxième tour de table a permis de montrer que les contraintes produites par chacun trouvaient leur genèse dans beaucoup de règles internes et quelques règles légales.
Défaite, une responsable de service décréta : « …vous voyez bien, on est coincés, on ne peut pas faire autrement… ».
Le dirigeant prit la parole et asséna : « Madame, les règles, c’est nous qui les faisons… elles sont là pour nous aider. Si des règles nous gênent ou nous empêchent de travailler correctement, nous les modifions ou les retirons ! »…

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L'écoute

ecoute enligneDans tous les domaines de la communication l’écoute est la compétence charnière. Que cela soit dans la vente, la négociation ou encore dans la communication non Violente, s’il n’y a pas écoute, il n’y a pas succès à la clé. Je m’explique :

Dans la vente, par exemple, le mythe que le vendeur performant est celui qui place le plus d’arguments et qui est un véritable moulin à paroles, est depuis longtemps révolu. Un vendeur qui n’a pas pris le temps d’écouter les besoins de son client, ne peut alors pas lui proposer une solution qui comble les besoins qui lui sont propres.
Si nous passons à la négociation, le même raisonnement s’applique. Si je pose beaucoup de questions à l’autre partie et écoute attentivement ce qui ne lui plaît pas dans mon offre ou ma prestation, je suis en mesure de lui faire une proposition qui vise à combler ses intérêts, tout en sauvegardant les miens...

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Empowerment

empowermentEmpowerment est un mot anglo-saxon qui désigne le fait de prendre le pouvoir, par soi même, sur soi, par la seule force de son esprit et de sa volonté. Ceci s’applique à l’individu, aux organisations, aux entreprises et aux peuples. Ce mot n’a pas de traduction en français. Le néologisme le plus proche serait « s’empouvoirer ». Les mots qui ne sont pas traduits dans une langue recouvrent souvent des concepts qui n’existent pas dans la culture concernée.

Le mot le plus proche en français pourrait être « se libérer ». Le sens que propose la langue française impose un rapport de force, là ou la langue anglaise propose une idée de prise en charge de soi même par soi même dans une liberté pleinement assumée sans rapport de force avec l'extérieur.

C’est dans l’histoire de France qu’il faut probablement chercher une explication à cette « cécité linguistico-culturelle »...

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Autoritarisme : un marqueur du principe de Peter

autoritarismeIl en est de même en management et en politique : quelqu’un, qui s’est vu confier une responsabilité et qui touche sa limite, adopte invariablement une posture autoritariste. Réciproquement, une attitude autoritariste marque, le plus souvent, l’approche du fameux seuil de Peter…

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Le Bouledogue

bouledogueVoici une anecdote qui m’est arrivée,  il y a de cela quelques années. J’organisais un événement en collaboration avec une employée d’une agence événementielle qui avait l’habitude de se faire épauler par son patron quand elle se sentait dépassée par le sujet traité.

Son patron était loin d’être agréable et affichait l’attitude d’un bouledogue tant sur sa façon de parler que sur sa manière de négocier...

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Des aveugles conduisant des aveugles

tn_les_aveugles_conduisant_les_aveugles.jpgAlors que j’étais consultant en organisation, les personnes auditées m’expliquaient systématiquement, chacune à leur tour comment tous les autres marchaient sur la tête. Quand on lançait des pistes pour modifier les habitudes de l’un ou de l’autre isolément, chacun avait en première instance de très bonnes raisons de ne pas modifier sa pratique. Ceci donnait ce type de discours : «… oui je marche sur la tête, mais nous c’est différent… il faut qu’on fasse comme ça parce que (mettre ici quelques règles intrinsèques et extrinsèques)… et puis on finit par s’habituer…vous n’avez qu’à essayer, vous verrez, finalement on se débrouille très bien.»…

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Chantage ou négociation ?

chantage.jpgUn ami me demandait récemment si la négociation et le chantage n’étaient pas la même chose ?

Sur le fond, la question m’a choquée; sur la forme, je ne savais que répondre sans faire au préalable quelques recherches.

Dans toute négociation « gagnant-gagnant » je vise à obtenir un accord qui me fait gagner et surtout qui ne fait pas perdre l’autre partie. Parce que je sais que l’éventualité existe que je négocie à nouveau avec cette personne dans le futur. Si elle est perdante, elle m’en voudra et me le fera payer...

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Le point sur le travail illégal

trognon_de_pommeL’expression “travail illégal” regroupe un ensemble de fraudes majeures à l’ordre public social et économique, précisément prévues et définies par le code du travail.
Ces fraudes ont en commun de violer des règles élémentaires liées à l’exercice d’une activité professionnelle indépendante, en nom propre ou en société, ainsi que celles liées à l’embauche et à l’emploi des salariés.

Il existe plusieurs formes de travail illégal : travail dissimulé, prêt et trafic de main d’œuvre, marchandage… 
Dans tous les cas, la loi prévoit des sanctions sévères à l’égard des acteurs de ces abus.

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Convergences contre explosions

tn atheneCoups de poings et coups de mentons sont les moyens d’actions des faibles.

Les politiques d’oppositions de la société, provoquent depuis quelques années, des violences verbales qui engendrent des violences physiques que chacun ne peut que réprouver. La dureté engendre la dureté, la violence la violence, les extrêmes se rencontrent et entrainent le reste. Le monde est action et réactions, les risques sont l’escalade et la contagion.

Les écarts ne cessent de s’accroitre et de désespérer : les demandeurs d’emplois cherchent à embarquer dans des bateaux de secours. Les poussins essaient de se lancer. Les artisans écopent. Les chefs de petites entreprises apprennent « …qu’il faut faire comme tout le monde(les grosses entreprises) : négocier des réductions avec les organismes sociaux et fiscaux… »

Il est temps que chacun fasse ce qu’il a à faire. Le travailleur doit travailler, gagner sa vie décemment et évoluer. L’entreprise doit produire des profits pour investir et progresser. Le législateur et les gouvernants doivent garantir la liberté, l’égalité et la fraternité...

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Noyer le poisson

Fotolia_49760293_XS.jpg« Il semble que la perfection soit atteinte,
non quand il n’y a plus rien à ajouter,
mais quand il n’y a plus rien à enlever »


- Antoine de Saint Exupéry

 

Il y a le vendeur qui parle et qui finit par noyer le poisson. Et il y a le vendeur qui dit très peu, mais qui parle au client.

 
Son secret ? Il enlève simplement toutes les généralités. Il garde l’argument qui répond au besoin du client. Dans le langage de la vente cela veut dire qu’il ne parle pas en termes de caractéristiques de son produit : ce stylo écrit en bleu, pendant 52 heures, la couleur brille la nuit, la mine ne dessèche pas, il est agréable au toucher…

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Le point sur les conventions de forfait

Fotolia 3001288 XSCertains salariés (cadres dirigeants, salariés autonomes...) peuvent être amenés à ne pas suivre les horaires de l'entreprise ou être amenés à travailler régulièrement au-delà de la durée légale du travail.
Dans ce cas, leur durée de travail peut être fixée préalablement par une convention individuelle de forfait.
Trois types de conventions de forfait sont prévus par le code du travail : la convention de forfait en heures sur une semaine ou sur un mois, la convention de forfait annuel en heures et la convention de forfait annuel en jours. Si la première catégorie de conventions de forfait ne nécessite pas la conclusion préalable d’un accord collectif, il n’en va pas de même pour les deux autres : la convention individuelle de forfait conclue entre chaque salarié concerné et son employeur devra être précédée d’un accord collectif qui fixera le cadre de ces conventions, leurs limites, les garanties offertes aux salariés, etc. Ces deux types de conventions ne peuvent, en outre, concerner que certains salariés disposant, notamment, d’une réelle autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps.
 
 

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Boite à outils : le clou et le bazooka

Fotolia_44863258_XS.jpgPrès d’un millions de Français se sont lancés dans l’aventure de l’auto-entreprise. Ce sont autant de personnes qui ont quitté progressivement les rangs des demandeurs d’emplois. Ils peuvent y revenir plus vite qu’ils n’ont réussi à monter leur activité. Auto-entrepreneurs et commanditaires ont perçu depuis plusieurs mois une précarité de ce statut et ont ralenti leurs relations ;  nous avons pu le constater dans les inscriptions d’offres et de demandes sur nos sites…

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Position et Intérêt

equilibreQu’est-ce qu’une personne exprime dans une négociation ? –  Ce n’est que le sommet de l’iceberg, cette petite pointe qui dépasse de l’eau et qu’elle a envie de partager.  Mais elle n’exprime pas forcément les motivations profondes qui mènent à cette position.

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Le bilan de compétences

progressionLe bilan de compétences (art. L.6322-42 et s. c.trav) permet à toute personne d'analyser ses aptitudes et compétences professionnelles et définir un projet professionnel et, le cas échéant, un projet de formation.
Il peut être accompli, sur proposition de l'employeur, avec le consentement du travailleur ou à l'initiative du travailleur.
Il est réalisé par un prestataire extérieur à l'entreprise, selon des étapes bien précises.

 

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Revaloriser l’éthique

ethique.jpegIntérêt individuel contre intérêt collectif,  intérêt d’un groupe contre intérêt général, on voit un accroissement et une extension des cas où les intérêts des moins nombreux l’emportent sur ceux des plus nombreux. Ce phénomène est probablement une des causes de la crise qui touche nos sociétés...

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Eduquer les "fauves"


piegesVous l’avez lu et entendu mille fois : une négociation doit être « gagnant-gagnant » pour être considérée comme une négociation réussie. Mais dans la vente pure, les clients n’arrêtent pas de nous demander de baisser les prix, d’augmenter leur commission et de revoir le budget global.

La réaction de la plupart de vendeurs juniors est de revoir leur copie et de proposer « un geste commercial » au client. Mais qu’est-ce qui se passe inévitablement une fois ce geste fait ? Le client sait maintenant qu’il y a une marge de manœuvre et demande plus. En d’autres termes – les fauves sont lâchés et ils ont goûté au sang...

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Politique d'offres spéciales et de test


5 catégories d'offres spéciales:

offres speciales

 

- Les offres spéciales aux cabinets de recrutement, agences d'intérim et de travail temporaires, agences de communication,

- Les offres spéciales de vacances et de reprises,

- Les offres spéciales fidélité,

- Les offres spéciales ponctuelles,

- L'offre de test

 

 

 

 

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Fiche conseil n8 : ne décevez pas les espérances

Fotolia_35633602_XS.jpgLes organisations sont en permanence dans des phases de transitions. Certaines d’entre elles sont à des croisées de chemin entre un déclin annoncé ou un rebond salvateur. Les évolutions ne peuvent se mener qu’avec les hommes et les femmes qui les composent. Pour obtenir des personnels les actions indispensables à la mise en œuvre du changement, ceux ci doivent percevoir un intérêt direct à leur action…

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La technique dite : du "boomerang" ou quand on vous fait une demande déraisonnable


boomerangSi vous vous rendez compte que la partie adverse semble vous faire une demande qui vous paraît déraisonnable, une tactique simple s’impose. La technique dite : du « boomerang ».

Un bel exemple d’utilisation de cette technique est celle que m’a racontée un collègue. Il gère un petit cabinet de consultant en tant que formateur et a dans ses clients une importante société comptable. Un jour, il leur envoie une lettre d’engagement et reçoit en réponse un courriel comprenant un fichier en attache. Le fichier en question s’avère être 2 pages pour la lettre d’engagement et 30 pages de conditions générales. Autant dire que 28 pages de clauses juridiques prennent un temps infini à étudier pour un si petit cabinet...

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